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LUTTE POUR LA SURVIE de Karzaï en Afghanistan: l’ampleur réelle de la fraude électorale, les chances d’Abdullah, et la réponse de Washington

Wednesday, March 10th, 2010

L’OBSERVATEUR INCISIF

Publié le 24 octobre, 2009
Traduit de l’anglais du 16 octobre, 2009

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Si la Commission des plaintes électorales en Afghanistan est susceptible de décider que Karzai a remporté 47% des bulletins de vote et Abdullah a gagné 28% au premier tour des élections le 20 août, pourquoi aurait Karzaï tant lutté pour éviter un second tour?

Serait-ce que l’ECC a utilisé un échantillonnage statistique très limmité des résultats des élections du 20 août, qui a conduit a l’éxamen des bureaux de vote qui représentent seulement les cas les plus flagrants de fraude, ainsi laissant sous-estimer largement l’étendue réelle de la fraude, et par conséquent la possibilité de que Karzaï peuve
effectivement être battu par Abdullah dans un second tour?

Si cela était vrai, cela expliquerait l’opposition farouche de Karzaï à la tenue d’un second tour de scrutin, car un run-off pourrait effectivement donner une majorité de voix et la présidence à Abdullah, qui aboutirait à une remise arrachant du pouvoir, avec la perte concomitante d’emplois, d’influence et de favoritisme pour Karzaï et ses partisans.

Comment les États-Unis, l’OTAN et l’Organisation des Nations Unies réagissent pour gérer la crise qui éclatera dans le cas où Kazaï rechignerait d’acccepter les conclusions de la ECC aura un impact décisif sur la légitimité du prochain gouvernement. Cette semaine, la personne nommée à l’ECC par Karzaï a démissionné, affirmant d’abusives pressions étrangères contre la Commission. Les déclarations de l’Ambassadeur Áfghran aux États-Unis, en disant q’un deuxième tour était probable, aurait été interprété par plusieurs comme un signe de que Karzaï accepterait un second tour. Aujourd’hui, pourtant, des déclarations faites par les autorités de Kaboul suggèrent que la réponse de M. Karzaï est encore dans l’air.

La stratégie des Etats-Unis paraît être cela de pressioner à Abdullah pour accepter un accord pour se joindre à un gouvernement de coalition dans lequel Karzaï restera à la barre. Sinon, pourquoi serait-il nécessaire pour les membres de l’OTAN de déclarer comme ils l’ont fait récemment qu’ils croyaient Karzaï serait le gagnant dans un second tour, et pourquoi s’auraiat-elle sentie le Secrétaire d’État Clinton le besoin de affirmer, vendredi, que Karzaï serait le probable gagnant dans un second tour? Les États-Unis ont apparemment fait pression sur Abdullah dès les premiers jours après les élections du 20 aoút. Les autorités américaines n’ont guère agi dans le noir, parce que les services de renseignements américaines auraient sûrement une idée plus précise de l’ampleur de la fraude que même celle des chiffres rapportés par l’ECC, ceux qui devraient être publiés dans quelques jours.

Par ailleurs, à quoi faire se trouve-t-il l’ancien ambassadeur américain Zalmay Khalilzad à Kaboul? L’ambassadeur américain à Kaboul de 2003-2005, M. Khalilzad a été candidat pour un poste conjuré de «Premier ministre» de l’Afghanistan sous Karzaï dans la période précédant les élections, une possibilité qui s’est prouvée illusoire. Est-ce qu’il agit de sa propre entreprise? S’il agit pour l’administration Obama, il serait intéressant de connaître sa tâche. Est-ce pour tirer le fer hors de l’incendie pour Karzaï, ou quelque chose d’autre? Espérons qu’il y ait plus à lui que l’improvisation désespérée, et il faut espérer de même qu’il reflète quelque chose en plus que le désarroi politique américaine à Washington lors d’une phase très critique dans nos relations avec l’Afghanistan.

Pourquoi la Presse n’a-t-elle vraiment investigué jusqu’au fond dans tout cela, au lieu de résumer simplement les opinions de différents responsables des États-Unis et de l’OTAN, avec les observations d’un ou d’un autre expert universitaire jetées la dedans pour faire bonne mesure?

Dans un bulletin d’informations à la télévision la semaine dernière, un homme de la rue à Kaboul a fait observer que l’OTAN était contre Abdullah, de sorte que celui ne pouvait pas gagner la présidence. Sa déclaration a sonné vraie. De telles déclarations devront être inquiétantes pour ceux qui craignaient que les États-Unis peuvent être aperçus par les Afghans comme une force occupante et qui en tant veut imposer sa volonté sur le peuple de l’Afghanistan. N’est-il pas le temps maintenant pour une revision d’urgence de notre politique envers le gouvernement Karzaï, avec une vue vers l’action décisive dans les prochains jours? Au cours la crise des missiles de Cuba en 1962, il est utile de rappeler, le Président John F. Kennedy n’était pas engagé dans un examen des politiques de grand envergure, mais plutôt utilisait son Comité exécutif pour l’aider à décider comment faire face à de navires soviétiques portant de missiles chargés qui, dans un premier moment descendaient sur Cuba, et dans un second puis directement sur les navires américains bloquent leur chemin.

L’examen de la politique en Afghanistan conduit par le président Obama est précieux et doit continuer, mais le président a besoin de se concentrer maintenant sur les navires qui descendent sur nous et l’Afghanistan dans les prochains jours.

The Trenchant Observer
(Le Observateur Incisif)

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